Futur du cadre légal et enjeux : entre tradition et mutations
L’exercice libéral en cabinet de proximité garde une spécificité française : son rattachement à la liberté d’installation, à l’indépendance, mais aussi à la volonté d’encadrement et de coordination, qui s’affirme d’année en année. De la création des maisons de santé à la montée de la télémédecine, de la protection du secret à l’accueil d’assistants médicaux, les textes de loi continuent davantage d’évoluer par ajustement que par rupture.
La récente crise démographique, associée à l’appel des jeunes médecins pour un nouveau modèle de travail et de conciliation, pourrait être le moteur de nouvelles évolutions législatives : la mission flash Braun (2022), les débats autour d’une régulation des installations, ou encore l’ouverture aux pratiques médicales avancées pour les paramédicaux, annoncent d’autres ajustements à venir.
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En 2024, un quart des généralistes libéraux a moins de 50 ans (Source DREES). Chez eux, le choix du mode d’exercice et du lieu d’installation se fonde autant sur les textes que sur la possibilité d’intégrer un projet local ; la législation devient alors un cadre, mais aussi un levier d’attractivité des territoires.
Reste que la législation relative à l’exercice libéral d’un généraliste de proximité, plus que jamais, doit être connue de tous les acteurs locaux — élus, coordonnateurs, ARS — afin de garantir, dans chaque territoire, l’efficacité collective, le respect du soin individuel, et la fluidité entre ville, hôpital et structures coordonnatrices.