Plus loin que la rustine, vers une revalorisation du modèle
Si l’exercice mixte ne sauvera à lui seul ni les hôpitaux locaux ni les déserts médicaux, il permet d’alimenter une dynamique territoriale. Son soutien par les politiques publiques reste marginal et trop dispersé pour inverser la tendance actuelle : il profite aujourd’hui surtout à des praticiens ayant déjà les ressources pour s’y investir. Pourtant, les expérimentations réussies montrent que, là où les acteurs locaux se coordonnent, l’exercice mixte favorise la continuité des soins, l’attractivité de la médecine générale et l’innovation organisationnelle.
À la croisée des modèles, son avenir dépendra de la capacité des institutions à dépasser la simple logique d’incitation financière et à s’engager sur plusieurs axes : simplification administrative, valorisation du collectif, accompagnement à long terme. C’est à ce prix qu’il pourra devenir la norme, et non plus l’exception, dans les zones qui en ont le plus besoin.
Sources : HCAAM (2022), Drees (2023), IRDES (2022, 2023), Cnam, ministère de la Santé, DGOS, Fédération Hospitalière de France (2023), ARS Nouvelle-Aquitaine, Cour des Comptes (février 2024).